Perséphone - Archéologie-fiction
Perséphone de Marcelle Tinayre
Un roman d'archéologie grecque
Ce Perséphone, publié en 1920, est une curiosité littéraire. Un archéologue découvre un sarcophage près de l'ancienne ville d'Oenyra. Une tablette d'or, gravée sur ses deux faces, accompagne la découverte. On fait alors mander de France, François Le Hallier, archéologue déjà âgé dont l'expérience dans ce domaine ne pourra que préciser l'interprétation du site et de son matériel. Le "tombeau de l'Initié" et son Hymne à Perséphone (la Consolatrice des Morts) dévoile alors ses secrets.
"Je possédais enfin le document orphique de Thasos ! Négligeant la traduction de Louis Percier, je m'attaquai au texte grec qui avait été relevé avec beaucoup de soin et de clairvoyance. Mon interprétation personnelle, - que j'ai donné dans le chapitre XXI des Oracles et Mystères, - s'accorde sur la plupart des points avec celle de Percier. Toutefois, je suis encore stupéfait qu'il ait pris la liberté de traduire
ἔριφος ἔς γάλα ἔπετες
par cette phrase "blanc comme un chevreau tombé dans du lait". Il a forcé le sens pour en tirer une métaphore élégante. Mais je soutiens et je soutiendrai opiniâtrément qu'il n'avait pas le droit de prendre une telle liberté avec un texte qui, d'ailleurs, est complètement inintelligible. Je lis, exactement comme dans les inscriptions de Pétilie et d'Eleutherna : "Chevreau, tu es tombé dans le lait !" Et j'avoue que cette formule rituelle, partout identique, n'a jamais été et ne sera peut-être jamais expliquée. Mais, comme a dit Salomon Reinach, "l'étude des rituels antiques est un champ obscur hanté par les feux follets qui nous font souvent entreprendre de longues courses pour nous laisser dans une fondrière." "
Perséphone, p. 53-54
Au fil des événements, alors que la Première Guerre Mondiale fait rage, François Le Hallier se noue d'amitié avec Stéphane Montayran, jeune peintre au destin tragique. Un parallèle s'établit entre l'association Initié / Perséphone et la destinée de certains des personnages.
Un roman sans grande surprise, mais à lire avec plaisir pour la détente intellectuelle.
Les limites d'Internet - Internet
Les limites d'Internet
Internet semble fonctionner à merveille et offre de multiples possibilités à ses utilisateurs. Mais si notre utilisation quotidienne du réseau et la facilité avec laquelle on passe d'une page à l'autre ne laisse transparaître aucun problème, nul n'ignore pourtant le développement ultra-rapide de la cybercriminalité ces dernières années et le nombre de dangers qu'elle entraîne. Science et Vie n° 1095, de décembre 2008, a fait paraître un dossier des plus inquiétants à ce sujet et titre en première de couverture : "Internet au bord de l'explosion. Peut-on encore le sauver ?".
Le Net actuel provient du réseau ARPAnet, expérimenté en 1969 entre quatre universités américaines. "Or, ARPAnet considérait que ses utilisateurs étaient dignes de confiance, écrit l'article de Science et Vie. Pas un regard pour la sécurité, donc. Or, depuis ces temps héroïques, le nombre et le profil des utilisateurs ont bien changé... sans que soient corrigées les vulnérabilités natives du réseau." Et, plus loin : "Sur les fondations branlantes d'Internet fleurissent de plus en plus de services offrant toujours plus de prises au piratage." Des propos pour le moins préoccupants...
Pourtant, on nous assène à tout va des discours rassurants et de plus en plus d'outils de sécurité entrent en fonction : messages d'alertes incessants, anti-virus et autres pare-feu, etc. A croire que derrière ces remparts, nos petits ordinateurs de bureau seraient à l'abri de tout danger. Le problème est que toutes ces sécurités n'ont pas été installées à la base, mais ont été rajoutées et surajoutées après coup, telles des rustines, par-dessus le réseau. Ces sécurités laissent alors apparaître des failles béantes où s'engouffrent de plus en plus de cybercriminels. A tel point que depuis 2007, même des sites d'Etat subissent des cyber-attaques.
Tentatives d'intrusion :
Juin 2007 : Suisse, Pays-Bas, Canada, Etats-Unis.
Septembre 2007 : Allemagne, Nouvelle-Zélande.
Novembre 2007 : France.
Automne 2007 : Royaume-Uni, Australie.
Attaques réussies :
Avril-Mai 2007 : Estonie.
Juin 2008 : Lituanie.
Août 2008 : Géorgie.
Par ailleurs, en mars 2007, des chercheurs des laboratoires du Department of Homeland Security (Etats-Unis) firent la démonstration d'une cyber-attaque contre un générateur électrique : le générateur se mit à vibrer, à fumer, puis cala !
Tous ces éléments amènent à se poser des questions sérieuses sur l'avenir du Net. Est-ce la fin de l'âge d'or Internet, comme le dit l'article ? Faudra-t-il reconstruire entièrement le réseau sur de nouvelles bases ? Et si oui, sera-t-il possible de passer de l'ancien au nouveau réseau sans provoquer de casse ?
Aucune réponse sûre ne peut être avancée. La seule certitude, c'est qu'au regard des nombreuses failles du système actuel, il convient d'être des plus vigilants dans notre utilisation régulière du réseau Internet.
Entrée en matière - Infiniment petit
Entrée en matière
Entrée en matière parce que la matière nous entoure. Elle est ce qui nous compose, elle est nos outils, elle est notre support de vie... Depuis longtemps, de cette matière, l'homme cherche la partie ultime, insécable. Déjà Leucippe et Démocrite, philosophes grecs de l'Antiquité, parlèrent d'atomes... Mais il faudra attendre le XIXè siècle pour que ces atomes soient réellement découverts. Mais l'atome était-il vraiment atome, plus petite partie de la matière, insécable au-delà, ou bien l'atome était-il lui-même composé d'autres éléments ? Jean Becquerel, dans La Science et la Vie n° 11, tome IV, février 1914, écrit :
"L'atome d'un élément est la plus petite quantité de matière caractéristique de cet élément et susceptible d'entrer dans une combinaison chimique"
Propos prudents n'écartant pas la possibilité de sécabilité de l'atome lui-même, sécabilité éventuelle qui entraînerait bien sûr des modifications dans les propriétés de l'élément concerné, l'élément perdrait alors ses caractéristiques, à vrai dire il ne serait même plus élément. Jean Becquerel nous dit d'ailleurs plus loin, précisant ainsi ses doutes :
"Mais jusqu'à quel point est-il réellement insécable ? Un atome de fer, d'oxygène, et même, le plus léger de tous, l'atome d'hydrogène ne serait-il pas, en dernière analyse, formé de particules très solidement liées, mais dont la désunion ne serait pas impossible ?"
Vision intelligente qui s'appuie en partie sur une découverte faite le 1er mars 1896 par Henri Becquerel, le père de Jean Becquerel ; quelques temps plus tard, le phénomène découvert par Henri Becquerel sera dénommé "radioactivité" par Pierre et Marie Curie.
Jean Becquerel avait tout à fait raison de penser que l'atome lui-même était sécable, puisque, on le sait aujourd'hui, les atomes se composent de protons et de neutrons, en ce qui concerne leur noyau, et d'électrons tournant autour de ce noyau. Les physiciens sont même allés plus loin depuis : chaque proton et chaque neutron est constitué de quarks, quarks up et quarks down.
Entrée en matière pour un blog entre électrons, atomes et molécules. Mais de quels éléments sera constitué ce blog ? Sans doute de bien plus d'éléments que n'est constitué le tableau de Mendeleïev... Nous aborderons ici de nombreux sujets, tels l'astronomie, l'astrophysique, les sciences physiques, la chimie, la photographie, la cinématographie, l'histoire, l'archéologie, l'architecture et même la littérature et la poésie, et bien d'autres sujets encore... Nous mettrons aussi, sans doute, quelques critiques de blogs et quelques présentations de livres rares, pour changer un peu l'oxygène du blog.
Bon voyage de l'infiniment petit à l'infiniment grand, dans l'espace et dans le temps, à travers les sciences ou à travers les arts...

