Rocamadour

S'il est de par le monde des lieux magiques, assurément Rocamadour en fait partie. Déjà, en parcourant la petite route menant au village, on se plait à rêver... Montagnes et grandes forêts se profilent jusque sur l'horizon... Il semble qu'en allant vers ce lieu, on se retrouve hors du monde, ou bien dans le passé... Un passé pas si lointain d'ailleurs, les plus anciens parmi nous pourraient encore nous en parler, de ce temps où l'homme était encore proche de sa terre, de ce temps qui s'écoulait lentement, et où on savourait chaque jour de ces instants d'éternité comme on en fait plus aujourd'hui... De ce temps où l'homme ne courait pas, comme il le fait aujourd'hui dans le dédale du monde moderne. De ce temps où les oiseaux chantaient encore, et où le "portable" n'existait pas. Car cette petite route, c'est bien ce temps hors de notre temps qu'elle évoque.

Et au détour d'un virage, après moult kilomètres parcourus à se demander où se trouve le monde, surgit enfin Rocamadour en majesté. Et le monde, le voilà : il est là, il tient tout entier aux pans de ce rocher ! Il faut voir ces maisons et ces bâtiments, placés harmonieusement les uns au-dessus des autres, il faut voir ces constructions accrochées au rocher depuis près de mille ans, se tenir là, inébranlables, comme si le temps s'était arrêté...

Rocamadour

Vue de Rocamadour depuis la route de l'Hospitalet

Rocamadour le loin-de-tout, Rocamadour le loin-des-villes, Rocamadour le sans-modernité, Rocamadour de l'ancien-temps... et pourtant ! Quelle histoire ! Pas un pan de mur, pas une pierre, pas une partie de campagne qui ne porte le poids des millénaires. Car Rocamadour c'est une histoire des temps les plus reculés jusqu'à nos jours. Et lorsque l'on sait cela, quel paradoxe alors que ce temps qui semble s'y être arrêté !

Et lorsque nous disons "des temps plus anciens", entendons-nous bien : nous voulons dire des temps où l'homme n'était même pas. Car à Rocamadour, la géologie est un grand livre ouvert, et elle nous fait remonter à ces époques où le monde était encore en formation.

Pour ce qui est de l'homme, on le trouve dès la préhistoire, comme en témoigne de nombreux sites autour du village, et notamment la Grotte des Merveilles, où l'on découvre les merveilles du paléolithique supérieur. L'homme était déjà là et a toujours été là depuis. Peut-être pas en continu, peut-être s'est-il effacé de ce lieu à quelque occasion dans l'histoire... Mais en tout cas, il y est toujours revenu, jusqu'à y fonder l'un des plus hauts lieux de pèlerinage de toute la chrétienté...

Rocamadour conserve encore aujourd'hui divers aspects, différentes facettes d'un même visage. Il y a la ville d'abord, la ville fortifiée et toutes ses portes successives, placées là pour arrêter d'éventuels ennemis. Il y a l'architecture civile ensuite, avec de belles maisons médiévales ou Renaissance. Il y a le sanctuaire enfin, ou plutôt les sanctuaires, car ici plus qu'ailleurs, les églises et les chapelles sont légions.

Hugon

Porte Hugon

Cabiliert

Porte Cabiliert et Tour de la Mercerie

La cité fortifiée du XIIe / XIIIe siècle

Plusieurs portes fortifiées, en périphérie ainsi qu'à l'intérieur de l'enceinte, protégeaient la ville d'éventuelles attaques. On trouve successivement la porte du Figuier, la porte Salmon, la porte Hugon et la porte Basse. Les portes Hugon et Salmon se trouvent à l'intérieur de l'enceinte, tandis que la porte Basse en défend effectivement l'accès. Quant à la porte du Figuier, elle forme aujourd'hui une des entrées de Rocamadour mais il n'en a sans doute pas toujours été ainsi, ayant été vraisemblablement elle aussi une porte interne. A peu de distance de Rocamadour se trouve le village de l'Hospitalet. Tout le long de la route, dite "Voie Sainte", se voit des restes de constructions ainsi que des traces d'aménagements dans le rocher. L'Hospitalet et Rocamadour ne formaient qu'une seule et même cité, et la porte du Figuier se trouvait au coeur de cette cité. Une porte disparue existait d'ailleurs sur le parcours de la Voie Sainte, la porte de Testutz. Vient ensuite la porte de l'Hôpital, toujours debout, à l'entrée actuelle de l'Hospitalet en venant de Rocamadour.

Hospitalet1

L'Hospitalet. Le village, l'église et la porte de l'Hôpital

Revenons à Rocamadour, passons la porte du Figuier et la porte Salmon et, avant la porte Hugon, empruntons à droite le grand escalier. On accède ainsi à la rue de la Mercerie. Dans cette rue, une porte fortifiée a aussi disparu, la porte Bategeat. Mais au bout de la rue, à la sortie de la ville, se trouve encore un magnifique morceau de rempart abritant la tour de la Mercerie et la porte Cabilière ou Cabiliert. C'est aussi près de cet endroit que se trouve la maison de la Pommette (1) dont nous aurons à reparler. En revenant sur nos pas et en passant près de l'ancienne porte Bategeat détruite, on accède par la porte du Fort aux sanctuaires. De là, une autre porte donne sur le chemin de croix, érigé en 1887. L'ensemble de la cité est enfin verrouillé, à son sommet, par une majestueuse forteresse.

Forteresse

La forteresse est visible sur le rocher, en haut à droite

L'architecture civile

Rocamadour lieu de vie, Rocamadour et ses habitants... depuis le Haut Moyen Age !

Il y aurait beaucoup à dire de chaque maison de la ville, tant chacune possède ses particularités. Nous nous arrêterons sur deux belles constructions.

La Maison de la Pommette

Située au bout de la rue de la Mercerie, la Pommette est une belle demeure du XIIIe siècle, ayant subi des remaniements, notamment en ce qui concerne l'étage, vraisemblablement aux alentours des XV / XVIe siècles.

Pommette4

En rouge : fenêtre du XV/XVIe - En bleu : colonnette XIIIe

Sur la façade principale, dans la maçonnerie du mur, se voit à l'étage une colonnette et un départ d'arc. On imagine bien, alors, en lieu et place des fenêtres XV/XVIe, une série d'ouvertures géminées sur cette façade. A noter aussi la présence d'un fragment de statue utilisé en remploi dans la maçonnerie, là ou se trouvait l'ouverture.

Pommette2

Pommette3

Aujourd'hui, la maison de la Pommette est devenue un atelier de vitraux (2). C'est fort heureux, car Ernest Rupin citait cette maison en 1904 sous les termes "Maison de la rue de la Mercerie" et précisait : "Propriété de la commune, elle est dans un état complet de délabrement". Par chance, elle a été depuis fort bien restaurée.

L'Hôtel de Ville et son toit de lauzes

L'Hôtel de Ville est une belle et vaste bâtisse Renaissance. L'une de ses particularités réside dans son toit, entièrement constitué de lauzes, c'est-à-dire de grandes pierres plates (de l'occitan lausa - prononcer "laouso" -, signifiant "pierre plate", "dalle", "ardoise" ; le verbe lausar voulant dire "daller" ou "faire un toit de pierres plates"). On a l'habitude de voir ce type de toit, tout en lauzes, sur les petites constructions de pierres sèches qui parsèment les campagnes de certaines régions de France, mais beaucoup plus rarement sur des bâtiments de cette importance. Il faut dire que sur de telles bâtisses, pour constater la présence d'un toit de lauzes, prendre de la hauteur - ou au moins de la distance - est nécessaire. A Rocamadour, cité verticale, on peut allègrement observer le toit de l'Hôtel de Ville depuis une promenade supérieure. C'est d'ailleurs de ce point que toutes nos photos de cette belle architecture ont été prises. A noter aussi, la forme des cheminées, très caractéristique.

Lauzes1

Lauzes2

Lauzes3

Lauzes4

Des traces d'habitations détruites

En observant les abords et l'intérieur de la ville, on peut voir des restes de constructions, quelques pans de murs ruinés encore accrochés à la roche, des niches creusées dans le roc, des traces d'encastrement de solives, etc. Les restes visibles sur la photo suivante se trouvent à l'aplomb du Grand Escalier.

Restes

1a et 1b : niches taillées. 2a, 2b, 2c : traces d'encastrement de solives (plancher) ou chevrons (toit)

Les sanctuaires

Le coeur battant de Rocamadour, ce sont les sanctuaires. Depuis des siècles et des siècles, les pèlerins affluent de toutes parts, prier la Vierge Noire ou se recueillir auprès de Saint Amadour.

On raconte qu'en 1166 fut découvert le corps parfaitement conservé d'un homme. On trouve les faits rapportés pour la première fois au XIIe siècle dans la chronique de Robert de Thorigny, qui nous dit "qu'en l'an 1166, un habitant de Roc-Amadour ayant manifesté le désir d'être enterré sous le seuil de la chapelle élevée à la Vierge, on trouva en creusant la terre un corps humain qui était intact. Convaincu que c'était celui de saint Amadour (3), on le déposa auprès de l'autel pour l'exposer à la vénération des fidèles. De nombreux miracles dont on n'avait pas encore entendu parler, se produisirent depuis lors en ce lieu, non par l'intercession du saint mais par celle de la Vierge." Ainsi la cité trouvera son nom : Roc-Amadour. On comprend par cette chronique que la découverte du corps - peut être imaginaire -, sert de prétexte pour relancer le culte de la Vierge en ce lieu, préexistant bien avant la fameuse découverte. Dès lors, un registre tenu par un notaire - dont n'existe plus que quelques copies -, rapportera cent vingt-neuf cas de miracles ayant eu lieu entre l'année 1166 et l'année 1172. Doit-on croire à cette profusion de miracles, c'est à chacun de voir selon ses propres croyances. Mais il semble logique de penser que bon nombre ont été inventé, afin là encore de lancer, ou relancer, le culte de Notre-Dame de Rocamadour.

Amadour

Par ailleurs, qui était Amadour ? D'où venait-il ? Les avis divergent considérablement à ce sujet. Pour certains, Amadour serait un ermite venu d'Egypte. Pour d'autres, il serait le Zachée de l'Evangile. D'autres encore l'ont identifié à Saint Amateur évêque d'Auxerre. Enfin, selon un dernier avis, Amadour serait un ermite qui aurait vécu dans les montagnes du Quercy, à une époque inconnue. Nous ne nous étendrons pas plus sur ce point, qui relève surtout du débat historico-théologique.

Comme on l'a vu ci-dessus, Saint Amadour - malgré sa popularité qui résonne jusque dans le nom de la cité - n'est pas le vrai patron de la ville... Non, la raison première de l'abondance des pèlerins en ce lieu est la Sainte Vierge, la Vierge Noire abritée dans la chapelle Notre-Dame. C'est à elle que s'adressent principalement les prières, c'est à elle que l'on dépose des ex-voto, c'est elle qui protège le pèlerin, etEx_voto notamment les marins. Car Rocamadour, bien que très reculé dans les terres et loin, vraiment très loin de la mer - nous défions quiconque de trouver un port à proximité ! -, reçoit étrangement en son sanctuaire un grand nombre d'ex-voto de marins, comme en témoignent les nombreuses maquettes de navires qui, pour certaines, flottent dans les airs suspendues par quelques fils. C'est le cas de celle-ci, notamment, où l'on peut lire de bâbord à tribord de la coque, cette inscription : (à bâbord) "Offert à Notre Dame de Roc-Amadour par Marie Claire, Bernard-Alphonse, et" ; (à tribord, le "et" étant répété par erreur après la césure) "et Joseph-Pierre Raymond de Valon. Frères et soeur. La Mostonie. Octobre 1878". Cette dévotion à la Vierge de Rocamadour de la part des navigateurs remonte peut-être - si elle n'est pas encore antérieure à cette date - au XVIe siècle, lorsque des marins en péril ont invoqué Notre-Dame de Rocamadour pour être sauvés... Alors, dit la légende, la cloche de la chapelle Notre-Dame aurait tinté d'elle-même au moment d'exaucer leur prière... Depuis, Notre-Dame de Rocamadour est connue pour sauver les voyageurs des mers, au point que quelques églises situées en Bretagne et même au Québec, possèdent leur chapelle Notre-Dame de Rocamadour. Et la cloche de la chapelle de la Vierge à Rocamadour sonnerait toute seule - si l'on en croit la légende ! - à chaque fois qu'un navigateur est sauvé après avoir fait appel à la sainte.

Outre ces miracles maritimes - miracles parmi tant d'autres en cette cité -, les sanctuaires ont quelques caractères architecturaux et quelques belles oeuvres picturales sur lesquelles il convient de s'arrêter.

La chapelle Notre-Dame

Puisque nous parlions à l'instant de la chapelle Notre-Dame, continuons sur ce bâtiment. A proximité de l'entrée, se voit à l'extérieur une fresque, représentation de la mort figurée par deux squelettes, réflexion sans doute sur le sens de la vie. Au-dessus d'eux, un médaillon, en grande partie effacé, figurant Dieu le Père. Cette fresque date vraisemblablement du XVe siècle. C'est en effet vers 1479 que fut reconstruite la chapelle de la Vierge, le lieu de culte primitif utilisant un large abri sous roche naturel s'étant effondré.

Dans les siècles qui suivirent, la fresque fut malheureusement mutilée par le percement d'une fenêtre de style néo-gothique, afin de donner plus de lumière à la chapelle. Le percement de cette fenêtre tronqua aussi un large enfeu qui se trouvait à l'intérieur, et dont on voit encore très bien la trace dans la maçonnerie (4). A droite de la fenêtre, on retrouve la suite de la fresque, représentation du monde des vivants, effrayés par la vision de la mort.

Morts

Saint Christophe et l'épée de Roland

En face de la chapelle Notre-Dame, se voit les restes d'une demie fresque - elle est mutilée de moitié. Il s'agit d'une représentation de Saint Christophe. A ses pieds se trouvait plantée une épée de fer, dite épée de Roland. La légende raconte en effet que Roland - le célèbre Roland de Roncevaux - serait venu enDurandal pèlerinage à Rocamadour. A sa mort, son épée - la célèbre Durandal - aurait été ramenée sur les lieux de ce pèlerinage. Mais ce n'est que la première partie du folklore qui entoure cette épée ! Cette épée, donc - je l'ai dit -, se trouvait plantée aux pieds de Saint Christophe, à une certaine hauteur qui restait accessible à la main de l'homme, pourvu que l'on saute assez haut. Les jeunes femmes de la région, en quête d'un mari, se rendaient auprès de l'épée de Roland et tentaient de l'atteindre. Si par bonheur elles y réussissaient, c'était alors le bon présage d'un mariage dans l'année ! Cette tradition populaire déplut fortement à l'évêché, qui crut bon de déplacer l'épée (5)... C'est ainsi qu'aujourd'hui, l'épée de Roland se trouve à une hauteur inaccessible, plantée dans le rocher au-dessus de la chapelle Notre-Dame !

Fresques

Demie fresque de Saint Christophe et fresque de l'Annonciation et de la Visitation

La fresque de l'Annonciation et de la Visitation

Cette fresque remarquable datant très certainement du XIIIe siècle est dans un état de conservation exceptionnel qui ne tient en rien du miracle. Peu exposée aux intempéries, abritée par l'avancée du rocher, elle s'en est trouvée ainsi protégée tout au long des siècles. Selon nos guides, elle n'aurait d'ailleurs jamais été restaurée. Nous émettons tout de même des réserves à ce sujet, une restauration lointaine ayant pu ne pas être consignée - ou les documents concernant cette éventuelle restauration, détruits ! - et oubliée depuis. Il est vrai toutefois que les fresques se conservent bien mieux que d'autres types d'oeuvres - peintures murales -, la fresque étant par définition un ensemble de pigments appliqués sur enduit frais. Les couleurs pénétrant de cette manière l'enduit ont une très grande longévité.

Fresque

La chapelle Saint Michel

Une autre oeuvre - ou ce qu'il en reste ! -, se trouve en extérieur dès l'entrée de la chapelle Saint Michel, au-dessus de l'arc de la porte. Beaucoup plus exposée aux caprices de la météorologie ainsi qu'à la main de l'homme - il est probable qu'elle en ait subi les conséquences, particulièrement au moment de la Révolution -, elle n'a pas résisté au poids des siècles. Elle représentait Saint Michel effectuant la pesée des âmes, et l'on voit encore le beau visage de l'archange.

StMichel1

StMichel2

Un escalier interne mène, en longeant la roche naturelle, à la chapelle Saint Michel elle-même. Là, une magnifique peinture murale (par opposition aux fresques peintes sur enduits frais dont nous parlions plus haut), très bien conservée, se trouve sur la voûte en cul-de-four (6). Le Christ enseignant est représentée dans une mandorle (7) polylobée. Les personnages qui l'entourent immédiatement sont les quatre Evangélistes, comme on peut s'en convaincre par le texte relevé dans les années 1900 par Ernest Rupin sur les rouleaux des personnages. En bas à gauche du Christ, Saint Luc traçant les premiers mots du cinquième verset de son Evangile : "Scripsit fuit in diebus Herodis regis [Judaeae]". A droite, Saint Matthieu, et sur le rouleau qu'il détient : "Scripsit... eva geli... [Iesu] Xri filii David f[ilii Abraham]. Les écrits des rouleaux des deux personnages supérieurs étant trop dégradés pour être identifiables. En bas à gauche, Saint Michel effectuant la pesée des âmes. A droite, un séraphin.

ChStMichel1

ChStMichel3

Le Christ enseignant, représenté dans une mandorle

ChStMichel4

Saint Michel - La pesée des âmes

ChStMichel2

Un séraphin

Pour achever cette visite de Rocamadour, quelques images de l'Hospitalet s'imposent puisque, comme nous l'avons démontré, Rocamadour et l'Hospitalet furent une seule et même cité.

Hosp1

L'église

Hosp2

La porte de l'hôpital et l'église

Hosp3

Les restes de l'hôpital

Hosp4

Hosp5

Hosp6

Quelques intéressantes pierres tombales issues de l'ancien cimetière (le "champ des pauvres")

Au revoir donc, Roc-Amadour qui nous a si bien accueilli. Toi si petit, aux aiguilles de l'horloge arrêtées, tu es promis pourtant encore à un bel et grand avenir ! Il reste à souhaiter que tes touristes, débarquant dans tes rues et sur tes places en masse dès que les beaux jours se font jour, ne te maltraitent pas trop. Déjà hors saison, dans le silence profond des sanctuaires, nous avons entendu des portables sonner, comme des déchets jetés sur ta couronne ! Nous n'osons imaginer le plein été, la masse et la manne touristique infâme piétinant lourdement tes pavés. Ceux-là qui ne te respectent pas, ne te méritent pas... Ils sont à bannir, à répudier hors de tes murs saints ! Ceux-là qui ne te comprennent pas, qu'ils retournent d'où ils viennent sans même te fouler des pieds ! Que cela soit ainsi...

Antoine Forcès - Voyage des 23, 24 25 mars 2009

Ce texte et les documents photographiques qui l'accompagnent sont la propriété exclusive de Ptolemaeus. Si vous désirez vous servir de quelque partie que ce soit, il vous suffit d'en formuler la demande par le lien "Contactez l'auteur" et d'attendre notre réponse.

L'ensemble du texte a été rédigé à partir de nos observations personnelles et des informations recueillies lors de la visite guidée. La réédition de Rocamadour - Etude historique et archéologique de Ernest Rupin, publié chez Le Livre d'Histoire-Lorisse en 2001 (la publication d'origine datant de 1904) a aussi fortement contribué à alimenter cet article.

Nous remercions la paroisse de Rocamadour, et tout particulièrement le Père François Lesur et le Père Clément Nastorg qui nous ont permis exceptionnellement l'accès à certains lieux habituellement fermés au public. Un grand merci aussi à l'accueil de l'Office de Tourisme qui nous ont parfaitement aiguillé.

(1) Nous ne retrouvons pas ce nom dans l'ouvrage de Ernest Rupin en 1904, où cette maison est simplement dite "Maison de la rue de la Mercerie". Cette appellation serait-elle tardive ?

(2) Mme Chantal Jean, atelier de vitraux - 46500 Rocamadour - Tél. 05 65 33 73 10 - rocavitraux(arobase)wanadoo.fr - Système anti-spams : remplacer (arobase) par @

(3) Robert de Thorigny ne précise pas la raison de cette conviction.

(4) Une feuillure visible sur le pourtour de cet enfeu marque sans doute l'emplacement d'une porte ou d'un quelconque système fermé. La question se pose : placard ? Exposition de reliques ?

(5) Notre photo de l'épée est un document d'époque. Elle est ainsi restituée dans son contexte originel.

(6) Nos photos ont été prises sans flash, avec une sensibilité et un temps de pose adaptés, afin de ne pas dégrader cette oeuvre.

(7) Etymologiquement : "En forme d'amande".