Sirop Deschiens - Détente
Le sirop d'hémoglobine soluble Deschiens
Qu'ils nous fassent rire ou pas, tout le monde connaît les Deschiens, ce groupe à l'humour décalé et décapant. Alors, voilà le sirop d'hémoglobine soluble Deschiens. Il aurait pu être inventé par eux, mais pas du tout, et ce sirop est loin d'être une blague... Pour autant, j'en connais qui ont pouffé de rire à la vue de cette bouteille, et j'en imagine d'autres faisant de même en survolant ces lignes et les images qui les accompagnent... Mais je dois l'avouer, j'ai fait de même lors de la découverte de ce flacon qui m'évoquait des images de la famille Deschiens, lorsque celle-ci sévissait sur nos écrans de télévision.
Du sirop d'hémoglobine, qu'est-ce ? On pourrait le croire destiné à quelques vampires en manque de sang, mais non ! Il s'agissait bel et bien d'un médicament, conçu par Edmond Deschiens (1880-1957), Docteur en Pharmacie. Quant à sa composition exacte, c'est un mystère... Secret de pharmacien, sans doute. L'étiquette nous dit "principe ferrugineux vitalisé - réparateur des globules du sang". Le sirop d'hémoglobine soluble Deschiens est donné comme une "Préparation reconstituante contre l'anémie, la chlorose, la neurasthénie, les maladies de poitrine, le surmenage, l'affaiblissement général". Et le H1N1 ? Rien, dommage ! Cela ne devait pas être encore d'actualité ! On lit ensuite, en lettres capitales, "REMPLACE la VIANDE CRUE". A croire que lorsque l'on s'appelle Deschiens, ce doit être dans les gènes, et l'on a toujours le mot pour rire ! Mais non, nous ne sommes pas dans un sketch, et tout cela est bien écrit sur un flacon de pharmacie datant des premières décennies du XXè siècle.
A Ptolemaeus, c'est promis : si on découvre la composition exacte, on vous la donne afin que tout le monde puisse bénéficier de ce produit miracle. Et que les froussards se rassurent, le sirop d'hémoglobine Deschiens "n'occasionne ni noircissement des dents, ni maux d'estomac, ni constipation". Mais en attendant ce jour béni, apprenez déjà le mode d'emploi et pour vous détendre, venez faire un tour par ici.
Pas seuls ? - Détente
Dans Les Phénomènes Lunaires Transitoires (PLT), j'avais évoqué un livre totalement loufoque écrit par un certain George H. Léonard, Ils n'étaient pas seuls sur la Lune - Le dossier secret de la N.A.S.A. (1). J'avais promis la publication de quelques photographies tirées de ce livre, histoire de voir à quel point cet ouvrage est ridicule ! Chose promise, chose due... Voici les photographies !
J'en ai sélectionné trois parmi la trentaine que l'on trouve dans l'ouvrage. Il faut savoir que les autres sont exactement du même acabit. Chacune de ces photographies est présentée ici en deux temps. Premier temps : l'image dans son ensemble, telle qu'on peut la voir dans le livre. Deuxième temps : gros plan sur la zone concernée.
George Léonard nous précise que "Plusieurs objets manufacturés et des véhicules sont visibles sur cette photo de la mer de la Tranquillité". Ah bon ?
Ah, oui ! On voit nettement mieux les objets et les véhicules ! Non ?
Légende de la photo dans le livre : "Remarquez le super-engin sur la corniche. Photo prise par l'équipage d'Apollo 14". Le super-engin ?
Ah, oui ! Heureusement que George Léonard a placé une flèche pour nous l'indiquer !
Et enfin la meilleure de toutes : "Plaque-prise électrique avec un câble, constructions diverses, jet de gaz. Tous ces phénomènes se trouvent dans la partie nord de Tycho".
Vu le chaos visible sur l'image, on peut supposer qu'un court-jus a eu lieu dans la plaque-prise électrique et que le gaz a ensuite tout ravagé...
Et dire qu'il y a des personnes pour porter crédit à ce genre d'individus ! Mais après tout, il vaut peut-être mieux en rire !
(1) Belfond, 1978.
Au menu ce soir - Détente
Au menu ce soir...
Un grand bol de soupe prébiotique, spécialité culinaire de Stanley Miller ! Cette boîte est posée sur le bureau de Jeff Bada, ancien élève de Miller. Comme quoi, les scientifiques ne manquent pas d'humour !

Source : Ciel et Espace n° 465, Février 2009, p. 12 : "Origine de la vie : le dernier secret de Stanley Miller" par David Fossé
Le rêve d'un taille-crayon - Détente
L'interprétation d'un rêve de taille-crayon
Les mots-clés les plus fréquemment employés dans les moteurs de recherche et ramenant vers ce blog concernent l'article "Les limites d'Internet" et l'article "Monoxyde de carbone : le toximètre Guasco". A l'opposé, les mot-clés tout à fait inattendus "interpréation rêve de taille crayon" (oui, oui, "interpréation", sans le "t") m'étonnèrent au plus haut point. Quelle étrange entrée sur ce blog, mais qui valait bien une petite note dans la rubrique "Détente" !
A croire que cette rubrique est sous le signe du taille-crayon, nous ferions de l'astrologie-fiction plus absurde encore que l'astrologie réelle... Donc, passons et revenons à nos moutons... Enfin, je veux dire, à notre taille-crayon !
Ptolemaeus aurait-il donc pour nouvelle vocation d'interpréter les rêves ? Voilà donc une science, des plus aléatoires et des moins précises, ne menant sans doute pas bien loin quant à ses résultats, du moins surtout si l'on cherche toujours à tout interpréter, à tort et à travers.
Mais considérant l'aspect psychanalytico-freudien de la chose, cela pourrait devenir intéressant... Freud s'intéressait particulièrement aux rêves, dans lesquels il voyait un moyen d'accéder à une compréhension profonde de l'individu. Selon lui, les rêves reflétaient l'expression de désirs refoulés. Il écrit un ouvrage sur le sujet, "L'interprétation des rêves" (1900).
Mais que pourrait bien donner l'interprétation d'un rêve de taille-crayon ? Sans nul doute, Freud, qui ramenait tout au sexe et n'était certainement pas le dernier des obsédés, y aurait vu le désir inassouvi de l'acte sexuel, refoulé dans l'inconscient. Le taille-crayon aurait ainsi représenté le principe femelle, par opposition au crayon qui serait, bien entendu, le principe mâle.
A ce visiteur qui cherchait donc une interprétation de son rêve étrange, je ne peux que conseiller qu'il trouve au plus vite sa moitié, afin d'assouvir pleinement ses désirs dans le domaine du conscient.
Pour finir, je dois dire quelques mots à propos de Freud... Qui était-il ? D'un avis personnel qui n'engage que moi, Freud était un grand, un très grand malade... Et franchement, j'aurais la plus grande inquiétude à vouloir me faire soigner par plus malade que moi ! Je vous laisse méditer en paix sur cette dernière phrase...
"Le Rêve", d'après un tableau d'Edouard Detaille. Dans une plaine, au petit jour, des soldats de ligne français dorment enveloppés dans leur couverture. Parallèlement à la file des dormeurs se voit une file de fusils en faisceaux. Sur le deuxième et troisième est posé en travers un drapeau roulé. Dans le ciel chargé de vapeurs monte une foule confuse de soldats-fantômes, en costume de la République et de l'Empire, qui agitent des drapeaux tricolores en lambeaux.
Detaille peignit de très nombreuses scènes de la vie militaire. "Le Rêve" (1888) lui valut la médaille d'honneur.
Optique - Détente
De l'application de l'optique dans le domaine scolaire...
A l'usage des élèves de toutes classes
Collégien, j'eus la chance d'acquérir ce superbe taille-crayon. Trouvé par hasard en chinant dans ma papeterie préférée - celle où je me fournissais en stylos plumes et billes, tous plus fous les uns que les autres -, je ne sais plus si cet achat se fît avec une arrière pensée, ou bien si ce fût plus tard que je compris la grande utilité d'un tel objet. Bref, peu importe, l'objet tomba entre mes mains habiles, et sa fonction tourna dans mon cerveau inventif.
Placé judicieusement au coin de la table, la demi-sphère chromée permettait en toute sécurité d'observer en arrière et sur les côtés. Je procédais ainsi à la surveillance continue de mon professeur à chaque fois que nécessaire, et notamment lorsque le besoin devenait urgent de copier discrètement sur mon voisin. Il me restait trois ans environ à tirer dans ce collège au moment où je faisais cette intelligente acquisition. Les années passèrent où je n'ai cessé d'utiliser cet ingénieux stratagème. Personne, absolument personne, ne s'est aperçu de quoi que ce soit durant tout ce temps... Ni professeurs, ni élèves... Pour tous, il n'y avait là rien de plus qu'un simple taille-crayon... Pour moi, il s'agissait bel et bien d'un objet double fonction, l'une officielle, l'autre officieuse.
Lorsque le chrome se raya, s'usa, disparut par endroit, je courus même jusqu'à ma papeterie préférée, priant le ciel que le modèle serait toujours disponible... Il l'était, et j'acquis un nouveau taille-crayon de surveillance en remplacement du précédent, trop usé.
Les créateurs du modèle - designers sortis des plus hautes écoles pour pondre les plus belles conneries avec une fierté imparable - avaient sans doute, dans leur idée, fabriqué un taille-crayon, un très beau taille-crayon... et rien de plus ! Preuve s'il en est du niveau d'abrutissement dans lequel ces gens-là travaillent !
Je doute que ce modèle particulier de taille-crayon soit encore en circulation aujourd'hui. Ces objets ont sans doute tous disparus des étagères des magasins, d'une manière générale. Non qu'ils aient été interdits, puisque leur double nature est demeurée dans l'ignorance du Ministère de l'Education Nationale, mais... les modes passent, et même les taille-crayons sont soumis à ces effets de mode !
Gageons que suite à la parution de cet article, un industriel intelligent fabriquera de nouveau, en nombre conséquent, le fameux taille-crayon de surveillance, et que l'on retrouvera sur les tables de chaque cancre de nos collèges cet objet scientifique utilisant les lois de réflexion de la lumière sur une surface réfléchissante courbe.










